photo |
Rebonds
N°15 – Septembre 2004 |
|
Paradoxe
associatif
Comment
faire fonctionner un système où ceux qui décident
ne sont pas forcément compétents et où
ceux qui ont l’expertise n’ont pas la légitimité
du pouvoir de décision ? Cette question concerne en
premier chef les associations et institutions (y compris les
collectivités locales) où le pouvoir est partagé
entre deux sphères : les élus et les opérationnels
(techniciens et administratifs). Elle interroge le paradoxe
qui oppose la légitimité de l’élu,
souvent militant bénévole, à la compétence
du technicien ; un paradoxe qui suscite du flou dans les missions
respectives. Or c’est dans le flou que s’épanouissent
les luttes de pouvoir ! En principe, les élus, porteurs
du projet « politique », forts de convictions
et de valeurs, sont garants des finalités de la structure...
dont l’activité est confiée à des
professionnels, sous la responsabilité d’un animateur,
d’un directeur ou d’un secrétaire général.
C’est lui, souvent, qui devient l’âme de
la structure dont il fait vivre le projet, faute de quoi,
les élus bénévoles se démobilisent.
Plus les dossiers se complexifient, plus les élus ont
du mal à les appréhender, ce qui exige de leur
part davantage de disponibilité et de compétences,
donc de formation. Est-ce la mission du directeur d’assurer
la formation de ses élus ?
Pour le moins, d’y veiller, et aussi de clarifier les
responsabilités des dirigeants. C’est lui, aux
prises avec le quotidien, au cœur des enjeux de la structure,
qui doit alimenter le projet des élus. Accompagner,
former les administrateurs, leur permettre de croire en leur
projet et de le porter est un travail de longue haleine mais
c’est une condition nécessaire au maintien et
au développement du projet associatif.
Michel
Jus
|
|
Témoignages à propos du
groupe d’analyse de la pratique
(6 directeurs des Centres Sociaux)
-
« ...nous ne sommes pas des surhommes et nous
avons besoin d’un lieu d’écoute,
d’échanges, de concertation, de confrontations
– de prendre du temps pour soi »,
- « de l’air, moins de stress ; une meilleure
capacité à analyser les difficultés
professionnelles ; distance »,
- « il est obligatoire, essentiel, vital qu’un
directeur prenne du temps pour lui et confronte ses
difficultés, idées, espérances
ou désespérances avec d’autres,
pour son bien-être, sa survie mentale »,
- « lui faire prendre du temps à lui ,
une respiration dans l’urgence du quotidien »,
- « j’aurais aimé y participer un
an plus tôt »,
- « prise de distance = bouffée d’oxygène
pour le directeur ».
Pouvoir
parler
Quoi
de plus nécessaire qu’un lieu de parole
pour les professionnels qui exercent leur activité,
seuls, au contact de publics en difficulté ?
Les aides à domicile sont de ceux-là.
Une fédération ADMR a organisé
3 groupes de parole dont l’un, animé par
TRIADE-Conseil, nous a permis de partager des tranches
de vie et des préoccupations souvent riches,
humainement, et parfois poignantes. La vieillesse, le
handicap, la dépendance, la mort... remplissent
le quotidien des travailleuses familiales. Elles sont
heureuses de parler de ce qu’elles ressentent
et de l’attitude à adopter face aux personnes,
aux familles et aux institutions. Le groupe d’échange
se révèle en outre un puissant outil de
professionnalisation.
|
|
|
Conseil et Formation
en Management et Relations Humaines
|
|
|
Chacun a raison dans son ressenti...
Nous nous appliquons à l’écoute du ressenti
lors des entretiens conduisant au diagnostic partagé.
Seulement, cette attitude peut prêter à confusion
et laisser entendre à certains salariés (dernièrement
dans un centre social) qu’ils peuvent formuler des analyses
et prendre des décisions qui relèvent de la
direction. Prendre en compte le ressenti et l’opinion
individuels permet à chacun, notamment à la
direction, de prendre la mesure des écarts de représentation.
Le diagnostic partagé met en évidence les difficultés
ressenties, les incompréhensions, les dysfonctionnements.
Il permet de nommer ce qui n’a pu encore se dire et
pointer les changements nécessaires pour retrouver
le projet commun et améliorer l’organisation
de l’équipe.
Ainsi le diagnostic est d’abord un partage qui suppose
d’accepter des ressentis différents. Ensuite
les priorités d’action relèvent du leader
dont l’intérêt, en vue de la réussite
du projet, est de prendre en compte la diversité des
opinions personnelles.
Le diagnostic partagé n’est pas un outil d’autogestion,
mais une étape indispensable dans le processus de changement.
|
GAEC : diagnostic de fonctionnement
Dans les exploitations agricoles en commun,
tous les associés travaillent sur la ferme avec le
statut de chef d’exploitation ; donc tous patrons. Ils
orientent habituellement leur énergie sur la production
et l’écoulement des produits davantage que sur
la gestion des relations. Parfois, les non-dits accumulés
pèsent sur elles au point de provoquer de la souffrance,
voire une rupture. TRIADE-Conseil a effectué dans deux
GAEC de Saône et Loire, demandeurs, un diagnostic axé
sur le fonctionnement relationnel. Construit à partir
de la théorie organisationnelle de E. Berne, le questionnement
permet, en 2 demi-journées, aux associés de
parler pour mettre en évidence les dysfonctionnements
et points douloureux, puis de dégager et hiérarchiser
des remèdes sous forme d’organisation, de règles
et d’actions concrètes. L’accompagnement
des associés est devenu, depuis plusieurs années,
l’une des spécialités de TRIADE-Conseil.
Situer les institutions de l’agriculture
Le monde
agricole foisonne d’associations, syndicats, coopératives,
services administratifs et autres organisations créées
au fil des années, notamment depuis la Libération.
Pour aider à s’y retrouver, TRIADE-Conseil a
conçu et testé dans une coopérative une
journée de formation et un support écrit, adaptables
à des agriculteurs et à des personnels techniques
et administratifs de l’agriculture.
|
L’âge
et le travail :
une image en mutation Il
y a quelque temps, avoir 50 ans c’était avoir
déjà un pied à la retraite ! Projet professionnel,
carrière, perfectionnement … des expressions
tombées en désuétude !
Aujourd’hui l’évolution socio-économique
incite les salariés et les entreprises à revoir
leur rapport de l’âge au travail.
Si le recrutement s’ouvre peu aux quinquas, l’accès
à la formation professionnelle leur reste encore trop
confidentiel !!
Lorsque Triade-Conseil accompagne une entreprise dans cette
gestion des âges, les interviews menés auprès
des salariés mettent en évidence leurs souhaits
d’une gestion du temps plus souple, un stress allégé,
une diminution de la pénibilité de certaines
tâches. Et puis, presque timidement, émerge une
autre demande plus délicate ; l’opportunité
de pouvoir transmettre l’ingéniosité
qu’ils ont développé au cours de toutes
ces années.
Cette ingéniosité faite de « bon sens,
de créativité et d’enseignements personnels
» que les situations traversées ont permis de
mettre en évidence.
Si cette richesse est rarement nommée et évaluée
dans l’entreprise, elle représente parfois la
clef de voûte d’une organisation.
Car, derrière cette attente, est la demande profonde,
essentielle… presque archaïque, de la reconnaissance
de sa contribution.
|
|
Pratiquer
la qualité
La sécurité alimentaire exige de plus en plus
de traçabilité et de démarches de qualité
tout au long de la chaîne. Le Centre d’élevage
de POISY (74) s’associe à TRIADE-Conseil pour
proposer plusieurs modules de formation -
Action à partir de l’automne 2004 : HACCP, TQM,
Audit qualité, Listeria à l’intention
de professionnels techniques de l’élevage et
de l’agroalimentaire.
|
|
Document
réalisé et imprimé par l’équipe
de TRIADE-CONSEIL : J.B. Bernou, M. Jus, Y.Le Guay, C. Lombardi,
F. Valla. |
|