Formation ressources humaines Rebonds
N°17– Septembre 2005

Faire son deuil


C’est souvent lorsqu’on a perdu un être cher ou un bien précieux qu’on prend pleinement conscience de la valeur qu’il avait à nos yeux. Colère, tristesse, confusion… l’intensité des émotions varie, certes, selon le niveau d’attachement avec la personne la situation ou le projet perdu mais elles sont de même nature. Le chemin du renoncement, plus ou moins long et douloureux, suit les mêmes étapes. L’expression faire son deuil concerne d’ailleurs toute perte, matérielle, symbolique, relationnelle.

Chaque épreuve humaine aide à grandir, dans la mesure où l’on se donne le temps d’emprunter le chemin qui conduit, par la résolution du deuil, à la renaissance. Ce chemin passe par le chagrin et le désarroi ; y résister par peur de souffrir ou désir de se montrer fort, maintient une souffrance rentrée qui empêche de retrouver la sérénité et la disponibilité nécessaires à l’autonomie et au nouvel attachement. Le processus psychique du deuil échappe largement à la conscience et donc à la maîtrise du sujet; les rituels, qui agissent sur l’inconscient, en facilitent toutefois les étapes observables (1) : d’abord le déni : c’est pas vrai !, ensuite la colère : c’est inadmissible !, et puis le chagrin, inévitable, suivi de la peur de l’abandon, pour arriver, enfin, à l’acceptation, intellectuelle, puis à l’acceptation globale. A l’une ou l’autre des 5 premières étapes, des tentatives de marchandage visent à réduire l’impact de la perte. Ce sont des impasses.

Chacune des phases est nécessaire, comme il est nécessaire ensuite de pardonner à soi-même et aux autres et d’identifier ce que le deuil nous a permis de faire ou d’expérimenter. Le cycle s’achève par un nouveau lien à établir avec une personne ou un projet. Le sujet renaît, grandit.

 

Yves Le Guay

(1) Les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross nourrissent l’article de Hélène Reuss dans AAT N° 106 d’Avril 2003.

Le parcours
de TRIADE-Conseil Formation Développement

Depuis le 4 octobre 1996, à l’initiative du trio P. Ducotterd, Y.Le Guay et M. Jus, TRIADE-Conseil, a fait son chemin, affirmé son identité, sa culture et ses produits.
Notre projet de départ consistait à développer notre activité professionnelle en nous appuyant sur notre culture, notre expérience et notre réseau. Nous avions en commun la volonté de travailler en équipe.
Nous avons choisi le nom de TRIADE-Conseil pour symboliser l’idée du contrat triangulaire, base de nos interventions : commanditaire – groupe – consultant -
La retraite de Pierre, en 1999, réduisait l’équipe à 2 consultants-formateurs et Corinne, assistante à mi-temps ; ce n’était pas suffisant.
Après une 1ère tentative en 2000, TRIADE-Conseil s’est consolidée avec l’arrivée de F. Valla et de J.F. Bernou en 2003.
Une nouvelle équipe, une nouvelle donne, un pari d’ouverture et de développement qui n’a toutefois pas pu trouver son rythme de croisière, et qui se conclut cet été 2005 par l’arrêt de la SCOP.
Une page se tourne ; une autre s’ouvre. Chacun ressort, malgré tout, nourri, enrichi du chemin et de l’expérience partagés.

Place au réseau TRIADE-Conseil

La SCOP TRIADE-Conseil s’arrête. Vous trouverez, au verso, les nouvelles coordonnées des consultants.

TRIADE-Conseil devient un réseau de consultants qui s’exprimera sur son site web et dans « Rebonds » qui paraîtra 2 fois par an comme depuis 9 ans. Ainsi, nous continuerons à partager nos réflexions avec vous et les internautes qui nous rejoignent régulièrement.



Conseil et Formation
en Management et Relations Humaines


Fin d’une équipe

« On est davantage libre en groupe qu’isolé, on a plus de possibilité d’action, d’ouverture, d’information, de circulation de l’énergie, de créativité... Chez l’autre on puise de la force, des signes de reconnaissance... La confrontation à l’autre nous aide à prendre conscience de nous-mêmes et à nous développer en tant que personne » (Yves)

Arrêter l’équipe TRIADE représente une grande perte pour les associés-fondateurs. Mais nous savons aussi que les ruptures sont source d’enseignement pour de nouveaux départs.

C’est le moment du bilan : Qu’est-ce que je perds ? Qu’est-ce que je retiens ?

- L’équipe TRIADE était arrivée par la richesse et la spontanéité des échanges à un niveau de maturité important. Pour chacun, les échanges dans l’équipe contribuaient à donner du sens à son travail et aussi à sa vie. « J’ai grandi avec vous » (Corinne)
La possibilité de nommer son ressenti, de dire son désaccord ou ses difficultés, alimentait la régulation des relations inter-personnelles.
- L’équipe TRIADE a été la source d’un développement professionnel et personnel.

Nous avons appris, chacun à sa mesure, la vie et le fonctionnement d’équipe, développé nos compétences d’accompagnement des organisations, des projets et des personnes.
Au-delà de la fin de l’entreprise commune, il reste un parcours riche au cours duquel, nous avons tous grandi dans l’écoute et le respect de l’autre.

Nos partenaires et clients y ont largement contribué. Nous leur en savons gré.

Nouvelles coordonnées des consultants du réseau TRIADE-Conseil

Yves Le Guay
04 78 42 21 80
y.leguay@triade-conseil.com
Jean-François Bernou
04 72 33 15 97
j.f.bernou@triade-conseil.com
Françoise Valla
04 78 95 37 71
06 83 44 42 09
f.valla@triade-conseil.com
Michel Jus
04 74 01 55 46
06 86 94 13 38
m.jus@triade-conseil.com


Il n’y a pas d’amour heureux, chantait le bon Brassens, durant une période de spleen.
Préférons aujourd’hui la formule Il n’y a pas d’échec dans la vie ! Quelle que soit la perte que tu affrontes, tu pourras toujours rebondir (1)
.
Le perdant est celui qui sait ce qu’il fera s’il gagne.
Le gagnant, à l’inverse, sait ce qu’il fera s’il perd.
Le vrai perdant, en se cramponnant en victime à sa perte, s’immobilise et continue de perdre. Le gagnant décide de bénéficier pleinement de son accident de parcours en regardant les avantages qu’il peut en tirer : une meilleure connaissance de soi, une plus grande liberté, l’apprentissage de l’art de savoir quitter, la compassion pour les erreurs des autres...

La fleur renaît d’une simple graine qui doit d’abord mourir.

(1)Jean Monbourquette : Aimer, perdre, grandir, chez Bayard éd. - 2003



Document réalisé et imprimé par l’équipe de TRIADE-CONSEIL : J.B. Bernou, M. Jus, Y.Le Guay, C. Lombardi, F. Valla.