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Rebonds
N°18– Janvier 2006 |
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Développement
personnel
et/ou professionnel
L’accompagnement
des personnes ou des équipes dans le cadre professionnel
amène à s’interroger sur la nature du lien
entre l’entreprise, les personnes et l’intervenant.
L’entreprise recherche logiquement les méthodes
qui permettent de développer les « bons »
comportements individuels et collectifs. Le danger d’une
confusion des genres apparaît : faire du développement
personnel au service de l’entreprise, parfois même
« former au développement personnel », voire
engager une thérapie qui ne dirait pas son nom.
Le métier procure au moins un lieu de vie et de relations,
avec, pour les plus chanceux, un lieu d’expression et
de création où se développent les talents
et les compétences.
La personne humaine, unité indissociable, n’est
pas « saucissonnée » en tranches de vie :
citoyen, parent, professionnel, etc... Son comportement et son
expression en divers lieux restent en lien avec ce qui fonde
sa personnalité et ses aspirations les plus profondes.
Une démarche de développement personnel aide la
personne à accéder à une meilleure conscience
de soi, de ses zones d’ombre, à panser ses blessures
de l’enfance, à puiser en soi des ressources pour
vivre mieux. Elle concerne la liberté fondamentale de
l’individu et oblige à considérer les phénomènes
de transfert et contre-transfert (notions issues de la psychanalyse).
Alors, peut-on engager un développement limité
au professionnel ? Où est la limite ? N’est-ce
pas illusoire de vouloir séparer ?
En principe, le développement professionnel se situe
dans l’ici et maintenant et s’interdit l’investigation
dans l’histoire de la personne. La limite est à
préciser à chaque fois en fonction de la demande
de l’entreprise, des objectifs de la personne ou du groupe
et des compétences de l’intervenant (formateur,
coach). D’où l’importance du contrat triangulaire
qui doit être négocié avec soin. L’intervenant,
garant du processus, doit ensuite établir les protections
nécessaires avec discernement, en co-construction avec
la personne ou le groupe.
Michel
JUS
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| Vœux
Crise
d’identité, crise des repères sociaux
et culturels...
Plus les biens abondent, plus l’incertitude semble
gagner le corps social. 2005 nous laisse sur un double
questionnement politique :
· quelle juste place pour chaque citoyen, notamment
jeune, issu de l’immigration, laissé pour
compte... dans la société française
?
· quelle Europe voulons-nous ?
Puissent toutes ces tensions nous enseigner !
Formulons le vœu qu’en 2006 notre société
- c’est à dire nous - chemine vers la conscience
et la responsabilité citoyennes.
Et pour la sphère privée de chacun :
Excellente année 2006, riche de santé,
d’amour, de bonheur et de paix.
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Conseil et Formation
en Management et Relations Humaines
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| Le
projet Territoires dans les chambres d’agriculture
Le projet Territoires des Chambres d’Agriculture
de Rhône-Alpes s’est terminé le 17/11/05
par un rassemblement des différents acteurs :
les ateliers (diagnostic, partenariat, émergence
de projet, et métier de conseiller territorial),
les 3 secteurs d’expérimentation, les chefs
de service et les représentants de la Région
et de la DRAF.
La production finale est importante : recueil de concepts,
rassemblement d’éléments méthodologiques,
d’outils opérationnels pour la conduite
des projets de territoire, une véritable mine
qui ne demande qu’à être valorisée
par tous ceux qui se sentent concernés.
Bien sûr il reste beaucoup à inventer et
à construire en matière de territorialisation
et cela dans de nombreux secteurs économiques
et sociaux. Nous vous invitons à visiter le site
Synagri.com de Rhône-Alpes pour découvrir
les différents produits.
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Analyse
de la pratique professionnelle
Bien
des acquisitions, des intentions, des enthousiasmes
suscités par un stage de formation continue s’estompent
au retour dans le quotidien et son fréquent isolement.
Pour éviter cette déperdition et soutenir
le professionnel dans le développement continu
de sa compétence, une formule performante : le
groupe d’analyse de la pratique. Un récent
colloque du CNAM en a mis en évidence l’intérêt,
la diversité, les recherches. Nous avons, en
4 ans, animé plusieurs groupes de ce type, en
inter et en intra entreprise, selon une méthodologie
adaptée en fonction du public. Depuis un an,
nous sommes engagé dans un groupe de 10 conseillers
d’insertion, dans la Loire. Sur une demi-journée
par mois, une ou deux situations vécues sont
présentées par un participant, explicitées,
mises en sens avec le groupe pour en tirer un enseignement,
des perspectives, parfois un encouragement, en évitant
de donner des leçons à l’exposant.
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Chacun
s’enrichit de l’expérience des autres.
Il n’y a jamais d’absent ; un bon indicateur
de l’intérêt des participants !
Accompagner
l’évaluation d’un projet
Deux
Missions Locales du Rhône ont monté, sur
2005, un projet commun d’atelier collectif d’orientation,
confié à 4 animateurs. Les responsables
ont voulu non seulement évaluer ce nouveau dispositif
mais mettre en place le processus d’évaluation
dès le démarrage du projet. Nous avons
donc, avec les directeurs et les animateurs défini
les objectifs de l’évaluation, ses modalités,
ses critères et outils et suivi la mise en oeuvre.
Cette démarche en continu s’est avérée
structurante pour l’action, mobilisatrice pour
les acteurs et riche d’informations. Sous l’égide
d’Espace-Formateurs, l’expérience
sera valorisée auprès des équipes
des deux Missions Locales et d’autres réseaux
de l’orientation.
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Créer
son entreprise…
Le développement des économies émergentes
provoque des bouleversements importants dans notre économie.
Pour répondre et s’adapter à la mondialisation,
et aux problèmes d’emploi, en France, de
nombreux discours et dispositifs invitent à l’initiative
et à la création de son entreprise.
De plus en plus d’anciens salariés s’y
risquent dans l’espoir de valoriser leur savoir-faire,
développer leur projet, améliorer leur qualité
de vie, etc…
Certains, heureusement, réussissent, souvent à
quel prix… mais, si c’est leur choix et qu’ils
s’y retrouvent, bravo !
Pour d’autres, en revanche, on peut s’interroger
sur l’illusion de la liberté d’entreprendre.
Dans la sous-traitance, en particulier, citons un cas
réel évoqué à Elycoop : «
un artisan du bâtiment se trouvait le 7ème
maître d’œuvre dans la déclinaison
d’un appel d’offre. ». Qu’elle
est loin la protection du Droit du travail ! Ne retourne-t-on
pas ainsi à une certaine forme d’esclavage
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Document
réalisé et imprimé par l’équipe
de TRIADE-CONSEIL : M. Jus, Y.Le Guay |
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