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Rebonds
N°19 – Septembre 2006 |
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Rencontrer l’Autre 1
La tradition de l’hospitalité puise ses racines dans l’Antiquité où tout voyageur étranger, fut-il pèlerin, mendiant ou vagabond pouvait cacher un être divin. A l’inverse, les mythes et les légendes de nombreux peuples traduisent la conviction que seuls « nous autres » – les membres de notre clan, de notre communauté – sommes des êtres humains ; tous les autres sont des sous-hommes.
Pourtant, l’expérience la plus importante de la vie n’est-elle pas la rencontre de l’Autre, aux caractéristiques uniques et donc inaccessibles ?
Mais comment se rapprocher de l’Autre, qui appartient à une autre ethnie, parle une autre langue, possède une foi et un système de valeurs différents ?
Notre époque est à la confluence des 2 courants du monde contemporain : la globalisation libérale qui uniformise notre réalité, et son contraire, le courant qui préserve nos différences et notre originalité. Ce n’est que dans la conviction de la force, de la valeur et de la maturité de sa propre identité qu’on peut affronter avec sérénité une autre culture. Car l’Autre reflète notre propre image, un reflet qui nous démasque, nous met à nu… ce qu’en général nous préférons éviter !
Reconnaître et tolérer les différences est l’un des plus grands défis que nous ayons à affronter en tant qu’êtres humains. Car ce que nous voyons dans les différences, ce sont nos projections déformantes. Se faire des ennemis a donc un but vital : les aspects que nous ne pouvons tolérer en nous-mêmes, nous les attribuons à nos ennemis, inconsciemment. D’où l’énorme tendance à dénigrer, voire à détruire ce qui est différent.
Il n’y a pas d’autres diables dans le monde que ceux qui courent en tous sens dans nos cœurs et c’est là que le combat doit avoir lieu, disait Gandhi.
S’accepter soi-même est nécessaire pour accepter l’Autre et le rencontrer. Une bonne disposition envers un autre être humain est l’unique façon de faire vibrer la corde de l’humanité commune.
Yves LEGUAY
1 Sources : Ryszard Kapuscinski « Rencontrer l’étranger, cet évènement fondamental », Le Monde Diplomatique - Janvier 2006 et Charlotte Sills « Célébrer les différences », Actualités en Analyse transactionnelle – janvier 2006 |
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Changements dans le métier de formateur
Le fonctionnement de plus en plus tendu des entreprises et des institutions diminue la disponibilité des apprenants et impose des démarches centrées résolument sur les compétences. La tendance est donc de rapprocher la formation du terrain en intégrant, dans la prestation, du diagnostic, du suivi de terrain, de l’accompagnement individuel ou d’équipe, de l’analyse de pratique...
Cette tendance de la commande de formation se heurte à la résistance des OPCA et à la réglementation, notamment fiscale, qui ne prévoit d’exonération de TVA que pour les actions de formation définies dans le Livre IX du code du travail.
Malgré les sanctions réelles, le mouvement semble inéluctable. Le formateur doit donc élargir sa palette de compétences et diversifier son offre pour répondre aux nouveaux besoins du marché. C’est cela qui rend son métier passionnant même s’il paraît de plus en plus difficile à définir.
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Le cerveau réagit face à l’autre
Une partie du cerveau humain (dit cerveau reptilien), vigilante quant aux différences, y réagit promptement pour décider de manière quasi réflexe, s’il va faire alliance, combattre ou s’enfuir. Une autre partie (cerveau limbique), siège des émotions, nous fait revivre émotionnellement, des situations antérieures, souvent lourdes de peurs archaïques. Une troisième partie (néocortex), régit la pensée et la communication mais n’a que peu de pouvoir sur nos réactions.
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Conseil et Formation
en Management et Relations Humaines
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| Prévenir les conflits dans les sociétés agricoles
Réagir avant qu’il ne soit trop tard, avant que les tensions accumulées ne fassent perdre de vue le projet commun !
Le groupe a intérêt à faire le point régulièrement sur ses objectifs en fonction de l’environnement, de réajuster son organisation et son fonctionnement en s’adaptant à l’évolution des personnes et de la structure. Sans cela les écarts d’aspirations, de représentations se creusent ; peu à peu, l’incompréhension et les tensions s’installent ; l’ensemble se fragilise progressivement.
Le projet partagé et le contrat de départ, les objectifs personnels…, tout bouge, c’est un principe de vie ! Les personnes se développent, le groupe évolue.
Contrairement aux idées reçues, on n’a rien à gagner à se taire et à laisser faire. Le groupe grandit au contraire en précisant ses objectifs et ses règles et en s’appliquant davantage de transparence et de rigueur. La confiance ne se décrète pas ; elle se construit et elle s’entretient en permanence.
Notre accompagnement des groupes peut faciliter une séparation moins douloureuse mais il peut surtout aider les associés à renforcer le lien avant qu’il ne soit trop distendu.
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Les Services à la personne
L’évolution démographique, en particulier le vieillissement de la population, laisse présager des bouleversements économiques et sociaux très importants. La baisse du rapport population active/retraités va provoquer des changements fondamentaux dans de nombreux domaines : l’emploi, la santé, les services, la re-distribution, etc… et nous n’en mesurons sans doute pas tous les effets.
La loi Borloo a posé un cadre et les règles d’un secteur marchand de services à la personne avec une finalité affirmée d’emploi. Il reste beaucoup d’aspects à traiter : solvabilité des personnes, financement, régulation sociale, etc…
Certains scénarios prévoient un marché scindé en deux : d’une part, un marché de prestation en direction des plus aisés qui pourront payer les services et, d’autre part, un marché social, subventionné, en direction des publics les plus défavorisés. Que va-t-il advenir pour la plus grande partie de la population qui n’aura ni les moyens ni les subventions pour accéder aux services d’assistance et de maintien à domicile ?
Rien n’est joué sans doute mais les questions sont multiples, en particulier la place du bénévolat, la coordination territoriale, le développement des services et des compétences.
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Avec d’autres consultants, au sein d’Elycoop, nous proposons d’accompagner les élus et les différents acteurs du secteur pour clarifier la stratégie locale et développer de nouveaux projets.
S’organiser et se gérer
Courir après le temps, souvent débordé, toujours sous pression… c’est le lot de beaucoup d’entrepreneurs. Faut-il en prendre son parti ? Non ! répond l’Union Régionale Horticole qui a proposé aux horticulteurs un plan de formation pour les aider à y faire face.
Nous y avons abordé l’organisation de l’entreprise et la gestion de soi face au temps.
L’objectif était de :
- se situer vis à vis du temps,
- repérer comment organiser mieux l’entreprise,
- définir un fonctionnement relationnel adéquat vis à vis du personnel.
Le pari était, pour des entrepreneurs débordés, d’arriver à dégager 4 jours pour partager leur expérience, s’interroger sur eux-mêmes et leurs priorités, s’ouvrir à quelques concepts et dégager des lignes d’action.
Pari réussi pour un premier groupe. Le résultat pourrait donner envie à d’autres…
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SI
Si nous retrouvions du temps
Pour écouter la musique des choses
Et la respiration des êtres…
Si nous retrouvions du temps
Pour réapprendre les gestes simples
Et secouer les routines
Dans tous les plis de notre âme
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Si nous retrouvions du temps
Pour nous émerveiller, nous étonner
Admirer ce qu’il y a de beau
Ce qu’il y a de vrai
Ce qu’il y a de bien autour de nous
Alors mais alors seulement
Nous saurions peut-être
Ce que vivre veut dire.
- Boris Vian |
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Document
réalisé et imprimé par l’équipe
de TRIADE-CONSEIL : M. Jus, Y.Le Guay |
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