Formation ressources humaines Rebonds
N°20 – Janvier 2007

Guerre des générations ?

En cette période de fêtes où la société de consommation a revêtu ses plus beaux atours, notre regard a pu être attentif aux extrêmes ou aux paradoxes qu’elle révèle. Ainsi, peut-être avez-vous remarqué les campagnes de sensibilisation pour l’emploi des «seniors» ?

D’après l’observatoire des discriminations, le critère d’âge est le plus discriminant vis-à-vis de l’emploi. La France est le mauvais élève en matière d’emploi des seniors dans l’UE, d’où cette campagne de sensibilisation. Notre pays se prive massivement de la compétence et de l’expérience de nombreux quinquagénaires qui voudraient bien être encore utiles par leur travail.
D’un autre côté, de nombreux articles de presse s’intéressent à la vague des papy-boomers et aux effets multiples du vieillissement programmé de la population. La nouvelle donne va nécessiter des changements fondamentaux dans l’organisation économique et sociale de la France et d’une grande partie de la vieille Europe.

Dans le même temps, cette génération est aussi, pour une partie d’entre elle, la plus aisée, cible privilégiée du marketing, celle qui consomme les 4x4, les voyages, les produits financiers…
Le rapport actif/inactif va passer de 2,2 en 2005 à 1,4 en 2050. Les nouvelles générations trouveront sans doute que les vieux leur coûtent cher. D’autant plus, si certains « seniors », comme en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, se « barricadent » dans des villages fermés où les enfants sont interdits de séjour sous prétexte qu’ils sont trop bruyants !
Peut-être dans leur refus de la vieillesse repoussent-ils la vue de la jeunesse ?

Parfois les images qui s’accumulent nous feraient désespérer de l’humanité.

Pourtant le pire n’est jamais certain !
J’en ai pour preuve les rencontres régulières où l’âge s’efface pour laisser place à de vrais échanges, par exemple, quand les questions existentielles nous tarabustent de la même façon. Et aussi quand l’entraide et la solidarité s’expriment dans un sens et dans l’autre.

Michel Jus


Vœux

2007, année électorale…
année de changements ?

Tout changement apporte son lot d’incertitude et de perte mais aussi, toujours, une part positive.
Sachons vivre l’incertitude sans inquiétude. Demain nous aurons plus… mais plus de quoi ?
Il n’est de richesse que d’hommes.
Que 2007 apporte donc à chacun davantage d’humanité, d’affection, de compassion, de coopération, de confiance en soi et en ceux qui nous entourent.

Très bonne année à tous !



Bonne année 2007



Conseil et Formation
en Management et Relations Humaines


 

Etude sur le vieillissement à Bron-Parilly

En tant qu’acteur de l’Economie Sociale et Solidaire, nous avons été chargé au sein d’Elycoop d’une étude sur le maintien des personnes âgées dans le logement social. Il s’agit d’identifier les besoins des Personnes Agées dans ces grands ensembles construits vers 1960 et dont certains sont inscrits dans des plans de démolition ou de réhabilitation.
La 1ère partie d’enquêtes nous a permis de rencontrer les institutions qui ont en charge les différentes mesures d’accompagnement . Ainsi, nous retenons quelques observations.
La vieillesse, au-delà du vieillissement naturel du corps, est bien sûr très subjective. Il faut sortir de l’amalgame de toute une population qui appartiendrait au monde des vieux à partir de la retraite. Entre 60 et 90 ans, il y a des situations de santé ou d’autonomie différentes, mais il y a aussi une, voir plusieurs générations différentes.
Nous avons aussi relevé l’importance de la famille, l’entraide et la solidarité des voisins, l’enjeu du maintien à domicile. Enfin il nous faut aussi souligner l’importance du partenariat local dans la qualité de l’accompagnement.
La suite nous permettra de rencontrer les personnes âgées elles mêmes et, peut-être, d’identifier de nouvelles formes de solidarité à développer.

Ecrire le projet du Centre social

Tous les 4 ans, les Centres Sociaux doivent formaliser leur nouveau projet.
C’est l’occasion pour l’équipe et le conseil d’administration de repenser leur action.
Après avoir fait le bilan des activités développées et recueilli les attentes des habitants et des différents partenaires, nous pourrons préciser les axes prioritaires du projet du Centre et les objectifs de chaque secteur ou service.
Ainsi, l’écriture du projet devient une véritable opportunité pour relancer la mobilisation des différents acteurs autour d’un projet partagé où chacun peut traduire ses convictions et ses compétences. C’est donc un temps fort pour l’affirmation du Centre Social dans ses missions de développement du lien social dans le quartier.

Construire la bonne entente dans le groupe

Le plus beau de tous les arts, c’est l’art de vivre ensemble. Cela s’apprend.
Nous avons eu l’occasion de travailler et d’affiner ce sujet avec plusieurs groupes, ces dernières années. Nous nous appuyons notamment sur l’Analyse Transactionnelle qui propose une grille de lecture des relations humaines et apporte des outils d’intervention dans les groupes pour améliorer leur fonctionnement, prévenir et gérer les conflits, renforcer la bonne entente.


Céder sa ferme

Quand sonne l’heure de la retraite, laisser la place est souvent un moment douloureux. Chez un agriculteur, l’attachement est d’autant plus fort que sa ferme représente son patrimoine, son œuvre et même une identité. Quand il n’a pas de successeur familial, il doit trouver un repreneur, faute de quoi son exploitation sera démantelée. L’ADASEA qui aide les agriculteurs dans cette recherche, s’est associée à la Chambre d’Agriculture du Rhône pour leur proposer une formation. Avec ce groupe de « cédants », nous avons réfléchi au profil souhaité du repreneur, à son accueil et aux conditions d’un passage de relais réussi.

Un lieu-ressources : le groupe d’analyse de la pratique

Entre pairs, on se comprend, on vit des choses identiques : les exigences de la production, la proximité famille/exploitation, les périodes de travaux, etc.
Il ne s’agit pas de donner des leçons sur les « il faut que » ou «vous devez absolument » ou encore distribuer des recettes toutes faites, mais il s’agit de s’enrichir de l’expérience de ses pairs pour trouver les progrès à réaliser dans le cadre de son GAEC ou de son exploitation.
Le GEAP est animé par un animateur, garant du processus et de la confidentialité des échanges.



Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.

Jean d’Ormesson




Document réalisé et imprimé par l’équipe de TRIADE-CONSEIL : M. Jus, Y.Le Guay